Paradox

"De ce paradoxe, je suis complice Aimez qu' une autre en moi se glisse Car sans logique je me quitte, Aussi bien Satanique , Qu' Angélique... " Mylène Farmer

15 avril 2010

Silence

Retourner à l'essentiel, pour le préserver et le chérir à jamais.

Et s'éloigner du monde, observer la ville mouvante depuis ces toits, solitaires. Profiter de cet instant suspendu dans le temps, sans se soucier de l'effervescence.


Partager le silence, l'immobilité du temps, rêver l'immensité d'un désert onirique au coeur de cette ville déchue...

Ne plus donner d'importance qu'à ces battements de tambour, qui nous rappellent ô combien nous sommes vivants. Je suis un souffle, je suis un rêve, je suis une ombre. Je suis une réminiscence. La marionnette d'une légende ancestrale qui se joue de mon esprit jour après jour.

Car seule la brise saura apaiser ton tourment. Seul le feu saura te réchauffer. Et le vent ne soufflera plus que sur ta peau tiraillée par le sable, lorsque, bientôt, la Voie s'ouvrira à toi.

Et, lorsque Sa voix se taira enfin, alors seulement je serai à nouveau.

Et tu te souviendras.

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15 mars 2010

Sonata

Résonnent les Tambours
Au creux de leurs âmes déchues,
Balayant d'un son, puissant, envoûtant,
Leurs doutes et leurs cauchemars...


Car Elle est cette obsession enivrante, entêtante, une étrange raison d'être, d'exister, de vibrer à l'infini. Comme les mots sont dérisoires face à cette immensité ! Portée par Ses ailes, sans trop comprendre pourquoi, frissonnant à chaque note, chaque bribe, dès que les Tambours éclatent. Le Monde n'est qu'une intense vibration, le son monocorde d'un violon qui résonne au loin, l'impact d'un tambour grave et profond, une note de piano solitaire s'élevant au creux du Silence.

Comme si, face à Elle, les images se mettaient en place d'elles-mêmes, portées par Sa ronde.

 

Comme si Elle était l'unique échappatoire, la lueur, l'espoir.

Comme si, face à Elle, plus rien d'autre n'avait d'importance.

Un frisson. C'est tout ce qui importe.

Laisser l'âme et l'esprit vagabonder au delà des limites du visible, là où les Sons deviennent des Reflets.

Car les symphonies sont aveugles...

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15 février 2010

Et lorsque je vois le Monde tourner, parfois je distingue, entre deux poussières dansant sous la lumière, une silhouette familière, foulant le sable de ses pieds nus.

Un rêve, une illusion, une réminiscence.

Bien plus que cela.

Le plus important.

Là, juste là,  superposés à une autre réalité, au point de ne plus savoir laquelle est celle que je dois suivre. En laquelle je dois croire.

Là où mon coeur me guide, et m'a toujours guidée.

Ils se tenaient là, s'observant farouchement avant l'assaut, tenant fermement leurs bâtons entre leurs poings resserrés.

Un souffle, sur les dunes.

Une flamme, dans son regard.

Et le Monde.

Au delà de l'illusion, au delà de ce que tous peuvent croire.

Ils sont là, ils le seront toujours.

Parce qu'il restera à jamais
L'obsession entêtante de tes Rêves
Comme le Désir brûlant
D'être enfin réunis...

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09 février 2010

Like the Devil himself

Bet you sleep like a child with your thumb in your mouth
I could creep up beside put a gun in your mouth
Makes me sick when I hear all the shit that you say
So much crap coming out it must take you all day


F*ck you ©
Archive

C'est quand même impressionnant.

... Impressionnant de voir à quel point certaines personnes sont capables d'en empoisonner d'autres par leur simple présence, simplement par le fait d'exister et d'être là. Je ne peux qu'être admirative face à leur capacité à... Faire chier le monde. J'ai pourtant pris pour habitude de les ignorer royalement, de faire fi de leur bêtise, dans la mesure où ils n'en valent absolument pas la peine.

Quand on laisse un chien aboyer au fond de sa niche, il finit généralement par se taire 1/ quand il en a marre, 2/ quand il voit que ça ne sert à rien. Il semblerait que ça ne se vérifie pas pour les humains, c'est dommage.

Kira au moins, il finit par se calmer.

Peut-être qu'au final, il y a effectivement un meilleur fond dans certains Akkaïs que dans certains humains.

Et quitte à choisir, je préfère avoir un Nom.

Je suis le feu.

Posté par yunaminhai à 19:45 - Feu - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2010

Tourne, tourne...

Parfois, j'aime m'asseoir et contempler le Silєиcє. Car il a souvent bien d'avantage à nous apprendre que n'importe quel mot, prononcé à la hâte, irréfléchi et gaspillé.

Les mots sont des armes, le Silєиcє est de l'or.

Beaucoup de gens estiment que parler leur donne une existence, une légitimité au sein de ce monde, de leur monde. Parler haut, parler fort, parler bien, couvrir la voix de son voisin pour être le seul à être enfin entendu. Demandez-vous si, pour autant, vous êtes écouté.

Souvent, je repense à ces âmes qui ont façonné ou façonnent toujours mon existence, par leur simple présence, leur regard, leurs mots, leurs jugements. Chacun d'entre eux est devenu un Nom, un obscur archétype duquel je tire des leçons comme je tirerai une carte de Tarot. Je me demande parfois, si le silence les avait remplacés, ce que serait devenu mon Monde, mon univers intérieur, quelle couleur aurait pris ce paradoxX, quel rythme bercerait mes soirées.

C'est assez désagréable de se dire que chacun de leur passage laisse une trace, une blessure, une cicatrice que l'on traîne à vie et que l'on tente malgré nous de dissimuler pour continuer à avancer. Pourtant, rien ne change. Les rôles se répètent, s'inversent parfois, les racines de cet étrange arbre se nouent et se dénouent.

Au détour d'un étal, le Symbole du chemin sinueux
Qui jamais ne s'arrêtera de nous emporter.

Nombreux sont les symboles qui pavent mon chemin. Nombreuses sont les images que je foule jour après jour, parfois sans y penser, parfois sans parvenir à les ôter de mon esprit.

Ils ont fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui.

Edeka, je te hais. Car une fois encore tu avais raison.

Rien ne peut nous détacher aussi facilement de ces présences qu'elles ne nous effacent de leur mémoire.

Les traces sont ineffaçables.

I never promised you a ray of light
I never promised there’d be sunshine every day
I’ll give you everything I have
The good the bad

Halo © Bethany Joy Lenz

Posté par yunaminhai à 21:14 - Terre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 février 2010

ParadoxX Reloaded 2.0

Parfois, on a la sensation que les choses changent, que les gens qui nous entourent deviennent subrepticement différent. Pourtant, après un nouveau tour de roue, on se rend compte qu'au final, il ne s'agissait que d'un nouveau cycle qui s'installait, d'une nouvelle ronde tout aussi perverse que la précédente. Et force est de constater qu'une fois encore, on se retrouve au point de départ.

Au pied du ParadoxX, les Yeux levés vers le Ciel.

Contrairement aux apparences, je n'ai jamais vraiment quitté ce lieu, convaincue qu'un jour, je pousserai à nouveau les immenses grilles de cette cité déchue et me poserai au sommet du plus haut immeuble pour voir le Soleil brûlant se lever. Car au final, non, rien ne change. Les circonstances seules donnent à ce chemin de multiples facettes, mais il suffit de gratter la surface pour se rendre compte qu'à nouveau, on se retrouve là.

Je ne sais pas s'il est nécessaire de vous (re)souhaiter la bienvenue ici. C'est une zone vide, une étrange parcelle ou l'esprit est seul maître, où les mots coulent à nouveau à flot comme si tout cela était naturel. C'est une cité dépravée, faite de dangers et de ruelles sombres, où les basses d'un morceau de musique douteux résonnent entre les Tunnels chaque nuit. C'est un monde des possibles, où les apparences sont presque toujours trompeuses. C'est tout un univers, né de ses mains, peut-être, où, enfin, chaque espoir obtient la place qu'il mérite.

Ne vous fiez ni à l'Ombre ni à la Lumière,
Car vous risqueriez d'être surpris.

ParadoxX Reloaded, 2.0, une nouvelle ère qui démarre, sans réellement avoir changé.

Posté par yunaminhai à 20:50 - Air - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]